Confirmation: Écho de la célébration du 17 novembre 2018

Tous membres du corps du Christ appelés à la sainteté

A 15h30 et au rythme du chant d’entrée, la procession, composée des confirmands et du clergé, part du fond de l’église pour, respectivement, le bas de l’autel et l’autel. Les places assises sont pratiquement toutes occupées et on pouvait compter environ 250 personnes/fidèles à cette fête, digne de grand jour, conviée par 25 confirmands sous l’encadrement de 5 catéchistes. L’envoyé de l’évêque, l’abbé Christian Florence, est entouré par 4 prêtres tous de l’Unité pastorale de Gembloux. Sous la coordination de Didier Sergent, la chorale de l’Unité pastorale va nous gratifiés d’une belle cérémonie liturgique aux chants et mélodies où jeunes et adultes trouvent chacun son compte.

Les textes de circonstance, tirés du Nouveau Testament (Ephésiens 2, 19-22 ; Matthieu 28, 16-20), ont pour fil conducteur l’appel à la sainteté d’une part, et l’interpellation, d’autre part, des confirmands à se sentir membres à part entière de l’Eglise qui est le corps du Christ. L’expression forte de cette appartenance est symbolisée par le logo qui illustre la personne du Christ Jésus en qui chacun peut trouver sa place. C’est ainsi que sur ce logo représentant le Christ, les confirmands ont placé, à différents endroits et selon leur convenance, leur photo et leur rêve et/ou talent à cultiver et à entretenir. ‘Armés’ donc de leurs talents, les jeunes, désormais confirmés, sont envoyés en mission pour être dans le monde les messagers de la Bonne Nouvelle de Justice et de Paix en Jésus Christ. Précisément, cette marque de justice et de paix est perceptible, entre autres, dans quelques interventions des confirmands qui vont reconnaitre (voir Prière pénitentielle) qu’ils ne sont pas de véritables messagers de paix quand ils commettent diversement des actes d’injustice.

Dans son homélie, l’abbé Christian Florence, va rappeler aux jeunes en général et aux confirmands en particulier que c’est sur eux que repose le devenir et la vie du monde. Dans l’optique de la vie en société, le prédicateur dira que l’espérance de vivre honnêtement repose sur ceux qui nous dirigent. Face au désir du bonheur et de paix qui est basé malheureusement, et très souvent, sur le jeu de force où les plus forts écrasent les plus faibles, l’abbé Christian nous invite à nous situer dans la perspective paulinienne et de l’Evangile qui orientent notre regard vers quelqu’un de spécifique en la personne de Jésus Christ qui s’est illustré comme un homme de paix et défenseur des faibles de tout ordre. Finalement, Jésus est celui sur qui repose, de manière certaine, l’avenir du monde.

Pour conclure ce billet spirituel, on peut notamment retenir que la sainteté et la mission d’Annonce est l’affaire de tout baptisé qui (ce dernier) doit bien prôner le dialogue, la tolérance et la paix de manière à prouver dans l’agir que ‘la main, par exemple, est faite pour bénir et non pour donner des coups de poings’ (dixit le prédicateur).

Au total, en recevant l’Esprit Saint, les confirmés sont invités, à la suite de Jésus Christ, à être des témoins de l’Evangile dans leur milieu de vie et à être aussi des membres actifs/engagés au sein de leur communauté ecclésiale.

L’Abbé Bruno Missipo.