Introduction au 1er dimanche de carême B – 21 février 2021

« Voici le signe de l’ALLIANCE que j’établis entre moi et vous… »

De nos jours, l’alliance de l’humanité avec la terre en même temps que l’alliance entre les humains, est gravement en péril. C’est même une menace mortelle qui pèse sur nous, ou plus justement, que nous faisons nous-mêmes peser sur notre avenir.      Mais, dès l’entame du carême, c’est déjà une résurrection qui est annoncée. La séduction de Satan qui pousse Jésus lui-même à la convoitise est puissante. Mais elle n’est pas toute-puissante. Jésus a résisté à cette séduction et a ouvert une alliance nouvelle et définitive. À la suite de Jésus, nous pouvons, nous les humains, recréer de l’alliance pour rendre habitable notre maison commune.

Carême 2021 : l’entraide et la fraternité, plus que jamais !

En cette période bousculée par la grave crise sanitaire mondiale, le chemin de conversion du Carême s’offre à toutes les personnes qui le veulent comme un temps pour se mettre encore plus singulièrement à l’écoute de l’Esprit de Dieu – esprit de vie et de justice – et pour s’ouvrir avec le regard de la foi aux plus vulnérables des sœurs et des frères de notre grande famille humaine.

Il y a soixante ans, l’Église de Belgique lançait un appel à l’entraide et la fraternité au moment du Carême pour soulager les populations du Kasaï, en RD Congo, d’une terrible famine. Depuis lors, Entraide et Fraternité, service d’Église et organisation non gouvernementale de solidarité internationale, n’a de cesse de répondre avec vous à l’exigence évangélique de justice et d’amour du prochain. Continuer la lecture

Le Pape institue une Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées

Au terme de l’Angélus de ce dimanche, le Saint-Père a annoncé l’institution d’une Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées, qui sera célébrée par toute l’Église le 4e dimanche de juillet, aux alentours de la mémoire liturgique des saints Joachim et Anne, grands-parents de Jésus.

En cette année spéciale “Saint Joseph”, qui sera également, à partir du 19 mars, une année “Famille Amoris Laetitia”, les grands-parents et les personnes âgées seront mis à l’honneur le 4e dimanche de juillet. Cette Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées sera célébrée par toute l’Église chaque année à cette date, comme l’a expliqué aujourd’hui le Pape François, après la prière de l’angélus. Les parents de la Vierge Marie, saints Joachim et Anne, sont fêtés le 26 juillet.

«La vieillesse est un don»

«Après-demain, le 2 février, nous célébrerons la fête de la Présentation de Jésus au Temple, lorsque Siméon et Anne, tous deux âgés, éclairés par le Saint-Esprit, ont reconnu Jésus comme le Messie», a expliqué le Pape. «L’Esprit Saint suscite encore des pensées et des paroles de sagesse chez les personnes âgées: leur voix est précieuse car elle chante les louanges de Dieu et garde les racines des peuples. Ils nous rappellent que la vieillesse est un don et que les grands-parents sont le lien entre les différentes générations, pour transmettre aux jeunes l’expérience de la vie et de la foi. Les grands-parents sont souvent oubliés et nous oublions cette richesse de préservation des racines et de transmission», a regretté le Souverain Pontife. Annonçant ensuite l’institution de cette journée mondiale, le Saint-Père a souligné combien il est important «que les grands-parents rencontrent les petits-enfants et que les petits-enfants rencontrent les grands-parents, car – comme le dit le prophète Joël – les grands-parents avant les petits-enfants rêveront, ils auront l’illusion et les jeunes, prenant la force de leurs grands-parents, iront de l’avant, ils prophétiseront».

Préserver une «richesse spirituelle et humaine»

Dans un communiqué, le cardinal Farrell, préfet du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie, livre sa réaction. Il estime qu’il s’agit du «premier fruit de l’année Famille Amoris Laetitia, un don pour toute l’Église destiné à rester au fil des ans. La pastorale des personnes âgées est une priorité qui ne peut plus être renvoyée, pour toute communauté chrétienne. Dans l’encyclique Fratelli tutti, le Saint-Père nous rappelle que personne n’est sauvé seul. Dans cette perspective, il est nécessaire de conserver précieusement la richesse spirituelle et humaine qui a été transmise à travers les générations», souligne-t-il. Le Dicastère souhaite aussi s’engager davantage «pour éliminer la culture du déchet et pour valoriser les charismes des grands-parents et des personnes âgées».

«À l’occasion de la première Journée Mondiale, le Pape François présidera la messe vespérale du dimanche 25 juillet, selon ce que permet la situation sanitaire, en la Basilique Saint-Pierre», indique encore le Dicastère, qui «annoncera les autres initiatives possibles qui l’accompagneront». Le Dicastère invite enfin «les paroisses et les diocèses du monde entier à trouver des modalités de célébration de la Journée au niveau local qui soient adaptées à leur contexte pastoral».

 

« Soyons des anticorps au virus de l’indifférence »

Les Évêques de Belgique et les résultats de l’enquête sur l’Église et la crise sanitaire

En octobre 2020, les Évêques de Belgique ont invité les catholiques et leurs organisations à répondre à un questionnaire sur la façon dont ils vivaient la crise sanitaire actuelle et la manière d’y répondre. Nous tenons à remercier chaleureusement les personnes et institutions pour leurs réponses constructives.

De nombreux chrétiens voient dans cette crise un kairos, un « moment de vérité » révélateur des forces et des faiblesses non seulement de notre Église, mais également de notre société.

Les réponses révèlent :

  • L’ampleur des drames vécus, personnels, sociaux, économiques et spirituels. Une prise de conscience aussi : de tels drames affectent, en effet, de larges portions de l’humanité confrontées en permanence à la guerre, à la faim, aux épidémies, et à la dégradation de l’environnement.
  • Le courage dont font preuve de nombreuses personnes, dans le service des autres, en particulier celui des acteurs des soins de santé, qui, renonçant à leur propre confort, se dévouent au risque de leur propre santé. À juste titre, la population leur a manifesté sa reconnaissance.
  • Une grande richesse d’initiatives concrètes illustrant le fameux vers du poète Friedrich Hölderlin, rappelé par le Pape François : « Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve ».
  • La nécessité d’une prise de conscience des possibilités de participer personnellement à la vie spirituelle et chrétienne, notamment à travers la liturgie « domestique » (à la maison, en famille), complément indispensable aux célébrations collectives rendues difficiles, et à travers les gestes concrets de solidarité.
  • L’importance des médias et des réseaux sociaux, pour les contacts interpersonnels et pour les célébrations, mais aussi le risque de « fracture numérique », soulevé par le Pape François, « tout en étant davantage connectés, nous sommes également plus divisés ».

Continuer la lecture

Mgr Warin nous écrit

Le temps passe…

De comités de concertation en réunions gouvernementales, d’arrêtés ministériels en décrets de gouverneurs, la situation sanitaire demeure préoccupante et aucun changement notoire n’a été apporté aux mesures diverses touchant notre vie pastorale concrète.

La perspective d’un confinement limité dans le temps nous avait permis de vivre ces dernières semaines avec patience, dans l’attente d’une reprise. Celle-ci ne vient pas. Il semble que les mesures dureront encore à tout le moins plusieurs semaines.  De plus, des informations parfois contradictoires sèment un peu de confusion. Il est utile de préciser quelques points importants.

  1. Depuis le quatrième dimanche de l’Avent, les autorités gouvernementales ont permis la célébration du culte avec des assemblées de 15 personnes maximum, avec les nuances que nous connaissons. Cette restriction sévère a surpris et a été reçue comme un cadeau empoisonné. On a craint de devoir limiter, refuser, exclure. Mais en beaucoup d’endroits, la célébration de l’Eucharistie a repris, en respectant les consignes sanitaires.

Vous le savez : l’Eucharistie est source de vie. C’est l’Église qui fait l’Eucharistie, “mais ce qui est plus fondamental, c’est que l’Eucharistie fait l’Église et lui permet d’être sa mission, avant même de l’accomplir. Voilà le mystère de la communion, de l’Eucharistie : recevoir Jésus pour qu’il nous transforme de l’intérieur et recevoir Jésus pour qu’il fasse de nous l’unité et non la division” (pape François, 14 juin 2020).

Nous invitons les communautés chrétiennes, les pasteurs et les autres acteurs pastoraux, à reprendre, si ce n’est déjà fait, la célébration de l’Eucharistie. Il n’est pas bon de s’abstenir trop longtemps de célébrer l’Eucharistie ou d’y assister uniquement par écrans interposés. Trouvons les modalités concrètes pour vivre la joie de l’Eucharistie, en y participant vraiment. Partageons nos expériences : inscriptions préalables, offre plus large de messes, sens de la fraternité en laissant sa place à d’autres afin que tous y participent, etc. Continuer la lecture

Nombre de fidèles admis dans les lieux de culte : les cultes reconnus appellent au retour à une norme relative

Dans une lettre commune adressée au Gouvernement fédéral, les représentants de tous les cultes reconnus de notre pays demandent que pour le nombre de fidèles autorisés dans les lieux de culte, on réutilise la norme d’1 personne/10 m², au lieu du nombre absolu actuellement en vigueur de 15 personnes. Les cultes ont présenté cette proposition dans une lettre adressée au Ministre de la Justice.

En ces temps difficiles et incertains, le besoin de sens et de spiritualité se fait sentir plus que jamais. Depuis des mois, un maximum de 15 personnes à la fois peuvent se réunir dans les églises, mosquées et synagogues de notre pays. Même si la vie de croyant ne se déroule pas exclusivement dans le lieu de culte, beaucoup ressentent cette mesure sur le long terme, comme une restriction drastique de cette dernière.

Aussi sécurisant, moins restrictif

Tous les cultes reconnus de notre pays demandent instamment au Gouvernement fédéral de réfléchir dès maintenant aux futurs critères pour les célébrations religieuses. Se basant sur de nombreux exemples à l’étranger et sur l’expérience du printemps 2020, lors du premier confinement, ils proposent de réutiliser la norme relative maximale d’une personne/10m2.

L’usage de cette norme s’est avéré moins restrictif pour la pratique religieuse et en même temps très protecteur pour la santé publique. La lutte contre le virus reste bien sûr, la première préoccupation des représentants des cultes. Il est clair aussi que les mesures de sécurité précédemment instaurées par le Gouvernement resteront d’application dans leur intégralité (distance d’1,5 mètre entre chaque personne, port obligatoire d’un masque et désinfection des mains, désinfection de tout le matériel utilisé, bonne ventilation, etc.)

La lettre au Ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne est une initiative conjointe des représentants des cultes catholique romain, protestant-évangélique, israélite, anglican, islamique et orthodoxe. Pour les catholiques, la lettre a été signée par Mgr Guy Harpigny, Évêque de Tournai, Mgr Johan Bonny, Évêque d’Anvers et Mgr Herman Cosijns, Secrétaire général de la Conférence épiscopale de Belgique.

SIPI – Bruxelles, mercredi 20 janvier 2021