Info de dernière minute: Horaire du triduum pascal

Mis en avant

Jeudi saint 14 avril

18h30 à l’église Notre Dame de Bossière

19h00 à l’église St Amand de Grand-Leez

20h00 à l’église St Guibert de Gembloux

 

Vendredi saint 15 avril

15h00 à l’église St Hadelin des Isnes – chemin de croix

15h00 à l’église Ste Thérèse de Grand-Manil – chemin de croix

19h00 à l’église St Barthelemy d’Ernage – chemin de croix et vénération de la croix

19h00 à l’église St Hadelin des Isnes – célébration de la Passion de notre Seigneur

20h00 à l’église St Roch de Lonzée – célébration de la Passion de notre Seigneur

 

Samedi 16 avril – Veillée pascale

19h00 à l’église Ste Foy de Sauvenière

19h00 à l’église St Pierre de Beuzet

21h00 à l’église St Guibert de Gembloux

 

Dimanche 17 avril – jour de Pâques

9h30 à l’église Ste Thérèse de Grand-Manil

10h00 à l’église St Roch de Lonzée

10h45 à l’église Ste Barbe de Mazy

10h45 à l’église St Barthelemy d’Ernage

10h45 à l’église St Guibert de Gembloux

Entraide et Fraternité : 2e collecte de carême ce week-end

Mis en avant

« Écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres »

En cette période toujours marquée par la crise sanitaire et ses conséquences, ce Carême nous offre une nouvelle possibilité de nous soutenir mutuellement et de cheminer ensemble vers Pâques. Cette année, nous revenons sur l’appel du pape François (Laudato si’, n°49) à « écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres ». À Madagascar, cette double clameur est immense. Écoutons-la !

Les grandes richesses culturelles et écologiques de l’île rouge contrastent fortement avec la pauvreté économique qui frappe la grande majorité des habitants de ce pays. Près de 92% de la population malgache vit avec moins de deux dollars US par jour et environ 33% des ménages se trouvent dans une situation d’insécurité alimentaire. C’est dans les campagnes que la situation est la plus préoccupante. La faim et la malnutrition y touchent les paysans et paysannes parce que, d’abord et avant tout, ils et elles n’ont pas d’accès à la terre.

Or, le gouvernement malgache compte, dans les dix prochaines années, octroyer quatre millions d’hectares de terre à des grandes entreprises privées pour renforcer les exportations agricoles. Il privera ainsi les paysans et paysannes de leur moyen de subsistance essentielle : la terre. Ces accaparements de terre sont inacceptables d’autant qu’ils se réalisent souvent grâce à de l’argent public, y compris venant de la Belgique. Épinglons ici certains projets d’accaparement de terre financés par la banque belge de développement (BIO), 100% publique. Continuer la lecture

Synode : notre unité pastorale participe … ce vendredi 25 mars à 20h (église St Guibert)

Mis en avant

Mgr Warin nous introduit ainsi à la démarche :

Le dimanche 17 octobre 2021, à Libin, j’ai donné le coup d’envoi du Synode. Le Pape François lui a donné un nouveau visage. Le Synode ne se limitera pas à une assemblée d’évêques, assistés d’experts, convoquée par le Pape. Le moment est venu d’une participation plus large, et plus juste, du Peuple de Dieu tout entier au processus de décision. « Une participation plus juste du Peuple de Dieu tout entier », parce que le Peuple de Dieu tout entier jouit du « sensus fidei », c’est-à-dire du « flair » pour discerner les nouvelles routes que Dieu ouvre à son Église. Le Synode commence par deux années de consultation et d’écoute, la première menée au sein des Églises diocésaines, la seconde à un niveau continental. Et il se terminera en octobre 2023.

Il a pour thème : « Pour une Église synodale ». Une Église synodale, c’est une Église « qui fait route ensemble », où tous sont responsables, chacun selon son charisme, et qui implique chacun et chacune.

Mesurons la chance et la beauté de notre Église diocésaine plurielle. L’émergence bonne, heureuse, d’autres acteurs dans l’Église, d’autres instrumentistes dans le concert pastoral, constitue un défi pour les diocésains, les pasteurs et l’évêque. Il s’agit de faire jouer tout le monde ensemble, de laisser chanter le rossignol qu’il y a en chacun, de permettre à chacun de déployer sa vocation spécifique. Comme le rappelle le Saint-Père : « Peuple de fidèles, pasteurs, évêque de Rome : chacun à l’écoute des autres, et tous à l’écoute de l’Esprit Saint ! » (cf. Discours du Pape François à l’occasion du 50e anniversaire de l’institution du Synode des évêques).

+ Pierre Warin

Comment vivre cette démarche chez nous ?

Le document préparatoire de Rome prévoit un thème central : Comment marchons-nous ensemble ? Quels pas sommes-nous invités à faire en plus pour grandir dans ce  « faire Église », ce « marcher ensemble » ?

Par ailleurs, il propose dix pistes pour l’aborder : Les compagnons de voyage, écouter, prendre la parole, célébrer, coresponsables dans la mission, dialoguer dans l’Eglise et la société, avec les autres confessions chrétiennes, autorité et participation, discerner et décider, se former à la synodalité

Pour notre Unité Pastorale de Gembloux, l’équipe pastorale a choisi de regrouper plusieurs thèmes centrés sur l’écoute, le dialogue et la prise de décision.

Voici les questions suggérées :

Cliquez ici pour télécharger le document au format PDF

Trois manières de participer :

  1. Vous faites partie d’un groupe constitué (groupe de prière, équipe paroissiale, chorale …), faites la démarche au sein de votre groupe
  2. Venez nous rejoindre le vendredi 25 mars à 20h à l’église St Guibert de Gembloux, nous vivrons la démarche synodale en petits groupes avec d’autres personnes issues des 10 paroisses de notre unité.
  3. Si ce n’est pas possible pour vous de vivre la démarche avec d’autres, vous pouvez répondre individuellement, en couple ou en famille.

Dans tous les cas, vous voudrez bien transmettre la synthèse de votre réflexion à l’adresse mail upgembloux@upgembloux.be  Nous transmettrons à l’équipe synodale diocésaine.

 

 

Neuvaine préparatoire à la Pentecôte

Cathédrale de Namur
Neuvaine de Pentecôte du vendredi 27 mai au samedi 4 juin (Vigile de Pentecôte, où une dizaine d’adultes seront confirmés par Monseigneur Warin.)
Le thème retenu cette année est : « L’Esprit-Saint défenseur et rassembleur ! »
Un livret de participation a été préparé sur le thème pour aider tous ceux qui le souhaitent à préparer leurs soirées de neuvaine, ce livret est téléchargeable sur le site du diocèse de Namur (http://www.diocesedenamur.be), et la Neuvaine est diffusée en direct sur les ondes de RCF-Sud Belgique et via son site internet, ainsi que, comme cela s’est fait l’année dernière, en direct sur la chaine YouTube de la Cathédrale et celle du SPL.
Source : Diocèse de Namur

6e dimanche de Pâques C – 22 mai 2022

Chers frères et sœurs,

L’église est née à la Pentecôte, nous avons aujourd’hui dans les lectures la promesse que le Père enverra l’Esprit-Saint, le Défenseur qui accompagnera son église aux longs des siècles, à travers l’histoire. C’est aussi la certitude que L’Esprit-Saint est dans l’église et la guide à travers les siècles.

Comme les premières communautés de l’église, nous vivons, nous aussi, dans une période de grandes turbulences. L’assistance dominicale est plus restreinte, les paroisses gèrent la décroissance avec difficulté, les églises se vident et se vendent parfois, les communautés se regroupent pour former des unités pastorales, le personnel sacerdotal diminue de façon alarmante.

L’Esprit-Saint, notre Défenseur, nous aidera à traverser ce temps d’incertitudes et à trouver des nouvelles solutions aux besoins d’aujourd’hui. Et Il nous conseillera sur ce qu’il y a à conserver dans la tradition et nous donnera le courage de laisser tomber ce qui ne répond plus aux besoins de notre temps d’où l’importance des actions comme la synodalité lancée par le pape François. Il faut y croire !

L’église n’est pas à sa première crise, le texte des actes des apôtres dans la première lecture raconte la crise de la circoncision, qui a provoqué un changement majeur chez les chrétiens de la première génération. Les conservateurs de la communauté voulaient obliger tous les nouveaux baptisés à suivre les règles de la religion juive et se faire circoncire…et tant d’autres obligations à suivre. Paul et Barnabé n’étaient pas d’accord. L’Esprit-Saint a permis alors de trouver un compromis et ce fût le premier Concile de Jérusalem.

L’église a connu des centaines et des centaines de changements à travers les siècles, c’est là un signe de vitalité et de capacité de s’adapter aux besoins du temps.

Quels pourraient être les changements que nous croyons importants aujourd’hui ?

Selon moi, beaucoup de choses.

Le message du Christ n’est pas lié à une seule langue, culture, liturgie, une seule façon de faire, un seul modèle d’église. L’église est ouverte à tous et L’Esprit-Saint souffle où il veut.

Dieu nous parle à travers les situations changeantes et nous invite à vivre notre foi dans un monde en constante évolution. Cet Esprit est pour nous source de vie nouvelle. Il nous guide, nous accompagne et nous donne courage de faire face à toutes les situations difficiles de nos vies.

« Soyez sans crainte, le Défenseur, L’Esprit-Saint vous enseignera tout ce que je vous ai dit  » dit le Seigneur. Amen.

Abbé Jeannot-Basile Nduwa Kakwata

5e dimanche de Pâques C – 15 mai 2022

L’amour, signe distinctif des chrétiens

Les chrétiens comme disciples du Christ ressuscité devraient être reconnus par l’amour mutuel. Car, c’est l’amour qui permet de construire un ciel nouveau et une terre nouvelle. Et, nous savons que cet amour par lequel les chrétiens sont identifiés à un modèle : l’amour même de Dieu, que le Christ a manifesté sur la croix.

  1. Des signes identifiant des personnes et des catégories sociales

«Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres », dit Jésus à ses disciples.

Dans toute société humaine, chaque profession (médecin, magistrat, policier, etc.,) a un signe qui l’identifie. Plus encore, à l’intérieur de certaines professions (comme dans l’armée), des insignes particuliers identifient les différentes catégories des personnes. Et ces signes extérieurs, tout en identifiant un groupe social ou une profession, différencient les hommes et les femmes au sein de la société. Continuer la lecture

3e dimanche de Pâques C – 1er mai 2022

                             Ac 5, 27b-32 ;  Ap 5, 11-14 ; Jn 21, 1-19

Apparition de Jésus au bord du Lac : la pêche miraculeuse.

C’est pour la troisième fois que Jésus apparaisse à ses disciples après sa résurrection. Cette troisième apparition est un geste de réconciliation avec ses disciples qui l’avaient renié et abandonné. Cependant, le Seigneur s’est manifesté à eux pour leur redonner sa confiance et son amour. Dans l’église née du souffle de l’Esprit, du sang versé de l’agneau et fondée sur la foi des apôtres, c’est l’amour qui doit emporter sur toute chose.

C’est cet amour qui a animé les apôtres et Pierre en particulier à proclamer devant le Sanhedrin « qu’il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ».

Les disciples se retrouvent devant les autorités religieuses qui leur avaient défendu de parler de Jésus, et qui croyaient avoir ainsi réglé le problème de façon définitive. Cependant, les Apôtres ont su dire « non » à cet ordre exprimé sur un ton de menace : « nous vous avions formellement interdit d’enseigner en ce nom-là. Or, voici que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement ». Les Apôtres ont su désobéir aux autorités par obéissance à Dieu. Ils ont dit « non » à ceux qui voulaient les empêcher de parler de Jésus Christ.

En effet, ce texte s’applique aussi bien à notre réalité d’aujourd’hui qu’à celle du temps des premiers chrétiens après la résurrection. Chaque civilisation a ses certitudes et les dirigeants n’acceptent pas facilement que les gens soient en désaccord avec eux.

Aujourd’hui les dogmes modernes sont : la liberté, la démocratie à l’américaine, le capitalisme, la séparation de l’église et de l’état, la laïcité pure etc. Critiquer, contester le système en place, ouvrir une brèche, c’est ébranler tout l’édifice qui repose sur l’illusion d’être universel, total et absolu.

Les dirigeants exigent souvent une approbation inconditionnelle et font tout pour discréditer, ridiculiser, démolir ceux qui ne pensent pas comme eux : « si tu veux avoir du succès dans la vie, tu dois être d’accord avec ceux qui gouvernent. Si tu veux faire carrière, tu dois intégrer le système, c’est-à-dire tu dois intégrer leur vision du monde. Si tu veux obtenir un poste de directeur, une fonction politique, tu dois apprendre à penser comme ceux du parti. Si tu veux faire de l’argent, il faut jouer selon les règles imposées par le marché même si ce jeu n’est pas toujours propre et honnête ».

Cependant, les Apôtres ont eu le courage de résister aux pressions exercées par les dirigeants et ont continué à annoncer Jésus-Christ ressuscité. Leur geste de défi doit être une inspiration pour chacun de nous : « il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ».

Ainsi, être chrétien signifie maintenir notre liberté de penser et d’agir, savoir s’opposer à ce qui est injuste, dire non à ce qui va contre le droit des personnes innocentes, être capable de défendre sa foi. Par ailleurs, le chrétien doit en même temps avoir une approche critique vis-à-vis de la société, de la politique, de la religion, de la culture, de la tradition tout en maintenant une attitude de dialogue, de réconciliation, de fraternité et de collaboration.

Aujourd’hui dans l’évangile, nous sommes au bord du Lac Tibériade où Jésus avait promis à ses premiers disciples de faire d’eux des pêcheurs d’hommes. Après la mort de Jésus, les disciples retournent à leur vie professionnelle des pêcheurs. C’est au cœur de leur quotidien que le ressuscité va se manifester à eux. Pierre est au centre de ce récit. Il prend l’initiative d’aller à la pêche, de se jeter à l’eau pour rejoindre le Seigneur sur le rivage, de ramener à terre la pêche commune. Finalement, c’est à lui que Jésus confie la direction pastorale de son église, malgré son triple reniement. Jésus ne lui demande que de l’aimer : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? ». Cette triple interrogation renvoie au triple reniement de Pierre, mais elle ne concerne pas que Pierre, elle s’adresse à chacun d’entre nous. Elle nous fait entrer dans la compréhension de qui est ce Jésus que nous devons aimer.

Jésus que nous devons aimer est celui de la croix, « l’agneau immolé » qui a versé son sang pour nous. Et l’Apocalypse de Saint Jean nous démontre que, ce que les hommes prétendent obtenir par leur seule force et leur intelligence : puissance, richesse, sagesse, honneur, louange, Jésus l’a reçu pour nous sur la croix et il est devenu le Seigneur de l’univers. Nous ne pouvons rien recevoir de beau, de vrai et de durable sans pouvoir nous associer au Christ.

Laissons le Christ monter dans nos barques pour donner sens à toutes nos actions.

Amen

Abbé Hugues MBATIZOMA

 

2e dimanche de Pâques C – 24 avril 2022

Chers frères et sœurs,

Quand St Jean écrit son évangile, ça faisait déjà 60 ans que Jésus était mort et ressuscité. Donc 60 ans que les chrétiens se réunissaient chaque dimanche pour fêter la présence du Christ parmi eux. Et cette rencontre du premier jour de la semaine, apportait, dimanche après dimanche, la joie, la paix et le don de l’Esprit-Saint.

Chers frères et sœurs, la joie Pascale, la joie chrétienne est une joie profonde. Non pas la joie que nous ressentons tout naturellement quand tout va bien, quand nous sommes en bonne santé pleins de projets alléchants.

La joie de la résurrection, disait Ste Catherine de Gênes : » c’est celle qui vient lorsque tout semble mal tourné avec la souffrance, la maladie, l’angoisse, la peur, le désarroi. C’est la joie fondée sur la confiance que nous avons en Jésus mort et ressuscité, cette joie apporte avec elle une paix intérieure profonde.

Aujourd’hui, jésus nous confie une mission qui doit être vécue non seulement à l’église le dimanche, mais dans la vie de tous les jours, à la maison, au travail, avec les amis, en vacances, en temps de prospérité comme en temps des crises, des maladies ou catastrophes. Nous sommes invités à prolonger la mission que le Père avait confiée à Jésus.

Frères et sœurs, à côté de la mission reçue de Jésus, la liturgie d’aujourd’hui nous présente aussi une figure bien intéressante, celle de Thomas. Un personnage si vrai, si spontané que le langage populaire s’en est emparé. Pour désigner quelqu’un qui manifeste grande prudence et ne peut avancer qu’un pied après l’autre, on dira volontiers de lui : c’est vrai saint Thomas.

Quelques jours après sa mort, Jésus est apparu une première fois à ses disciples. L’un d’entre eux n’était pas avec eux à ce moment-là. Tous lui disent qu’ils ont vu Jésus vivant. Thomas hésite. Puis, au lieu de se joindre à la joie de tous, il déclare que tant qu’il ne l’aura pas vu de ses yeux, il ne pourra croire.

Chers frères et sœurs, cet épisode est très fort puisqu’il introduit une note négative dans un contexte de joie qui pourrait paraître euphorique et merveilleux. Un accent réaliste, pessimiste dans un ensemble fait de joie.

L’exaltation collective est ainsi exorcisée et ce n’est pas le moindre intérêt de ce point du récit, il en est pourtant un autre qui nous interpelle.

Thomas nous dit que l’acte de foi n’est pas facile. Peut-être à force d’habitude et de routine (dans nos liturgies et célébrations), le mot résurrection ne nous dit plus aberration de cette affirmation : le seigneur est ressuscité.

Et pourtant l’aberration c’est la foi en la résurrection. Le naturel, le normal c’est l’incrédulité. Et les premiers chrétiens le comprirent bien.

Aujourd’hui dans une affirmation faussement évidente, on peut penser qu’il était simple de croire.

Aujourd’hui, c’est bien heureux d’en être conscient, cette fausse évidence est levée. Non seulement nos sociétés s’installent dans l’incroyance, mais encore, ce sont les croyants qui passent pour être des fous. Mais si nous croyons que la foi chrétienne est un don de Dieu, même pour les apôtres, notre énergie peut être la même et nous pouvons devenir, à notre tour, des fondateurs d’églises en notre 21ème siècle comme le veut notre pape François en lançant la synodalité dans notre église.

Nos lenteurs à croire comme ce fut le cas de Thomas, se trouvent elles-mêmes converties en grande compréhension pour tous ceux à qui, mystérieusement, le même don n’a pas encore été fait.

Le Christ nous invite aujourd’hui à créer avec lui un monde nouveau, un monde de paix, de Fraternité et d’amour.

Abbé Jeannot-Basile Nduwa.

Dimanche de Pâques – 17 avril 2022

Croire au Christ ressuscité et témoigner de l’espérance qui nous habite              Jn, 20  1-9

Le Christ Jésus est ressuscité d’entre les morts et la mort n’a plus aucun pouvoir sur lui. Il est vivant pour toujours. Ainsi, si nous croyons en lui, nous aussi nous ressusciterons, nous serons toujours vivants et lui nous donnera la vie en plénitude.

La résurrection du Christ fonde ainsi la foi des Apôtres et la nôtre, comme disait saint Paul : « Si le Christ n’est pas ressuscité, alors notre foi est vaine ». Et en fondant ainsi notre foi, la résurrection du Christ soutient notre espérance à travers notre marche sur la terre. C’est pourquoi nous voulons partager aux autres notre espérance.

  1. Voir le tombeau vide et croire en la résurrection

Saint Jean nous rapporte que lorsque le disciple que Jésus aimait entra dans le tombeau : « Il vit et cru »

La foi de ce disciple qui est un peu éloignée de la remarque de l’Apôtre Thomas qui disait aux autres disciples : « Tant que je ne vois pas ses mains avec la marque des clous et que je ne mets pas la main dans son côté, je ne crois pas (Jn 20,25-26).

Voir et croire et un réel problème dans lequel se situaient les disciples du Christ, et nous aussi parfois. Pour l’Apôtre Thomas « voir » signifiait pour lui avoir la preuve matérielle de la résurrection de Jésus de Nazareth. Voir Jésus en train de ressusciter, aurait été pour Thomas la preuve irréfutable.

Mais pour Jean, c’était d’abord la confiance en Jésus Christ qui lui permettait de « voir » le lien entre cette pierre qui était enlevée du tombeau avec le fait que tout ce qui avait servi pour l’ensevelissement de Jésus était là et avec le fait que le tombeau était vide.

Avec tous ces détails ensemble et son grand amour pour son Maître, Jean a établi le lien entre ce qu’il a vu et ce que Jésus avait déjà annoncé auparavant, à savoir qu’il ressuscitera le troisième jour. Jean a également vu le lien entre tous ces détails avec toutes les Écritures qui annonçaient la puissance de Dieu.

  1. La résurrection de Jésus et la nôtre

Jésus ressuscité avait dit à l’Apôtre Thomas : « Heureux ceux qui croiront sans avoir vu ». Et nous, aujourd’hui, en célébrant la fête de Pâques, nous adhérons personnellement et communautairement, à cette foi qui nous a été transmise depuis les Apôtres.

En effet, une chose est de croire que le Christ est ressuscité, une autre est celle de voir le lien que nous avons avec la résurrection du Christ qui a eu lieu il y a deux mille ans. Saint Paul nous rappelle ce lien : « Frères, vous êtes ressuscités avec le Christ ». C’est-à-dire que, parce que le Christ est ressuscité et comme lui, nous aussi, si nous croyons en lui, nous ressusciterons.

Alors, qu’est-ce donc, pour nous, aujourd’hui, « être ressuscité » ? C’est d’abord la transformation intérieure que tous nos efforts de Carême nous ont apportés : nous sommes devenus des êtres renouvelés par la grâce du Christ ressuscité.

Ensuite, la résurrection du Christ nous invite à ne chercher que les réalités d’en-haut, à élever notre cœur à la taille de l’amour de Dieu et à élever notre humanité pour la rapprocher davantage de Dieu. C’est ce que Saint Paul nous recommande, lorsqu’il nous dit : « Recherchez donc les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu »

Croire en la résurrection du Christ, c’est, enfin, garder la ferme espérance que la vie triomphe toujours de la mort. Comme le Christ est ressuscité, nous aussi, nous ressusciterons. Avec le Christ qui a vaincu le mal, nous triompherons aussi du mal. Et, face à l’avenir, si nous rencontrons des épreuves ou des obstacles sur notre route, nous n’aurons pas peur de les affronter car nous savons que le Christ ressuscité est à nos côtés.

  1. Témoigner de la résurrection

Si nous-mêmes nous voyons le lien qu’il y a entre la résurrection du Christ et la nôtre, c’est pour que nous allions témoigner de ce lien aux autres hommes.

Saint Pierre affirme : « Il nous a chargé d’annoncer au peuple et de témoigner que Dieu l’a choisi comme Juge des vivants et des morts. C’est à lui que tous les prophètes rendent ce témoignage : « Tout homme qui croit en lui, reçoit le pardon de ses péchés ».

Être témoin de la résurrection, ou du Christ ressuscité, c’est être aujourd’hui témoin de l’espérance que la vie a le dernier mot sur la mort. C’est garder la joie de vivre et la partager quoi qu’il arrive. C’est ce que le pape François recommandait dans une homélie en 2017. Un chrétien ne doit pas avoir constamment « une tête d’enterrement ». Il doit diffuser la joie que Jésus ressuscité l’a définitivement sauvé. Il doit partager un regard optimiste sur les réalités du monde et face à l’avenir. Il doit être témoin de l’espérance qui l’habite.

*

Oui, le jour de Pâques, nous redisons ce point central de notre foi : Jésus Christ est ressuscité d’entre les morts et la mort n’a plus aucun pouvoir sur lui. Il est vivant pour toujours. En croyant ainsi en lui, nous découvrons l’espérance de notre propre résurrection.  Animés par cette foi et cette espérance, nous les disciples du Christ, nous relayons le témoignage des Apôtres pour annoncer aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui que la véritable vie et le salut de l’humanité nous viennent de Dieu par Jésus Christ.

 

Abbé Étienne Kaobo Sumaidi

Gembloux, le 17 avril 2022